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LE PELERINAGE    

 
Pour les hommes du Moyen Age, se rendre devant la sépulture contenant les reliques d'un saint était le moyen le plus sûr de tenter d'exhausser un souhait, ou de remercier Dieu pour une guérison, une victoire.

Seigneurs et paysans se retrouvaient en foule pour parcourir à pied ou à cheval les chemins conduisant au tombeau
Pèlerin de Saint-Jacques, par Jérôme Bosch, vers 1500 - Cliquez pour agrandir
de Saint Jacques de Compostelle, l'un des lieux de pèlerinage les plus importants avec ceux de Rome et de Jérusalem.
Commencé au printemps, le voyage durait des mois, par tous les temps, ponctué par des visites sur les lieux saints qui jalonnaient le parcours.
Les nombreuses archives sur le pèlerinage permettent de connaître les motivations de départ des pèlerins.
Parmi celles-ci
- le pèlerinage de dévotion
- le pèlerinage ayant pour but une guérison ou un remerciement après l'intervention du saint
- le pèlerinage pénitentiel, après une condamnation
- le pèlerinage par procuration, pour le compte de personnes ne pouvant se déplacer
- le pèlerinage politique, imposé par les clauses d'un traité de paix.
 
Le départ était subordonné à l'obtention d'une autorisation de départ des autorités ecclésiastiques, puis des autorités civiles.

Avant le départ, le pèlerin revêtait le costume qui accentuait aux yeux de tous son engagement.

Il se composait de :
Crédencial - Cliquez pour agrandir
- une tunique à manches de longueur variable, la cotte
- un surcot sans manches, fendu sur les côtés
- un capuchon
- un chapeau
A partir du 14ème siècle, le costume a évolué en fonction de la mode vestimentaire. Une vaste cape, la pèlerine, remplace le surcot. Le collet en cuir prend le nom de mantelet.
Le pèlerin se munit également d'attributs tels que le bourdon, bâton de marche et instrument de défense réel et symbolique, dont la taille augmentera à partir du 17ème siècle et de reliques naturelles… telles que la coquille trouvée en abondance sur les côtes de la Galice et que le pèlerin portait, cousue à son vêtement à son retour de pèlerinage.
LES QUATRE CHEMINS

Il y a quatre chemins, qui menant à Saint Jacques, se réunissent à Puente la Reina en territoire espagnol.

Le premier part d'Arles, passe par Saint Gilles, Montpellier, Toulouse et le Somport.

Des siècles durant, outre Provencaux et Languedociens, celui-ci achemina les pèlerins empruntant la vallée du Rhône et les Transalpins.
Dans l'autre sens, elle est aussi celle qui mène à Rome.

Le second chemin, appelé chemin du Puy en Velay, passe par Sainte Foy de Conques et Saint Pierre de Moissac. Il accueillait initialement Bourguignons et Teutons.

Une autre route partait de Sainte Marie de Vézelay, Saint Léonard en Limousin et la ville de Périgueux.

Une autre traversait Saint Martin de Tours, Saint Hilaire de Poitiers, Saint Jean d'Angely, Saint Eutropes de Saintes et la ville de Bordeaux.

Les quatre chemins - Cliquez pour agrandir
Les chemins du Puy, de Vézelay et de Tours se réunissent à Ostabat et après avoir franchi le col de Cize, ils rejoignent à Puente la Reina, en Espagne, le chemin d'Arles qui a franchit les Pyrénées par le col du Somport.
De là, un seul chemin conduit à Saint Jacques.

A ces quatre chemins s'ajoutent les voies d'accès à ces grands axes, en provenance des pays voisins de la France et même de plus loin…, sans oublier les voies secondaires telles que le chemin maritime longeant la côte Atlantique que préféraient souvent les Anglais.
 
 
Dossier réalisé par Jean-Vincent et Françoise
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