LE
PELERINAGE |
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Pour les hommes
du Moyen Age, se rendre devant la sépulture contenant
les reliques d'un saint était le moyen le plus sûr
de tenter d'exhausser un souhait, ou de remercier
Dieu pour une guérison, une victoire.
Seigneurs et paysans se retrouvaient en foule pour
parcourir à pied ou à cheval les chemins conduisant
au tombeau |
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de Saint Jacques de Compostelle,
l'un des lieux de pèlerinage les plus importants
avec ceux de Rome et de Jérusalem.
Commencé au printemps, le voyage durait des mois,
par tous les temps, ponctué par des visites sur
les lieux saints qui jalonnaient le parcours.
Les nombreuses archives sur le pèlerinage permettent
de connaître les motivations de départ des pèlerins.
Parmi celles-ci |
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le pèlerinage de
dévotion |
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le pèlerinage ayant
pour but une guérison ou un remerciement après
l'intervention du saint |
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le pèlerinage pénitentiel,
après une condamnation |
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le pèlerinage par
procuration, pour le compte de personnes ne
pouvant se déplacer |
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le pèlerinage politique,
imposé par les clauses d'un traité de paix. |
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Le
départ était subordonné à l'obtention d'une autorisation
de départ des autorités ecclésiastiques, puis des
autorités civiles.
Avant le départ, le pèlerin revêtait le costume
qui accentuait aux yeux de tous son engagement.
Il se composait de : |
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une tunique à manches
de longueur variable, la cotte |
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un surcot sans manches,
fendu sur les côtés |
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un capuchon |
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un chapeau |
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A partir du
14ème siècle, le costume a évolué en fonction de
la mode vestimentaire. Une vaste cape, la pèlerine,
remplace le surcot. Le collet en cuir prend le nom
de mantelet.
Le pèlerin se munit également d'attributs tels que
le
bourdon, bâton de marche et instrument de défense
réel et symbolique, dont la taille augmentera à
partir du 17ème siècle et de reliques naturelles…
telles que la coquille
trouvée en abondance sur les côtes de la Galice
et que le pèlerin portait, cousue à son vêtement
à son retour de pèlerinage. |
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LES
QUATRE CHEMINS |
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Il y a quatre chemins, qui
menant à Saint Jacques, se réunissent à Puente la
Reina en territoire espagnol.
Le premier part d'Arles, passe par Saint Gilles,
Montpellier, Toulouse et le Somport.
Des siècles durant, outre Provencaux et Languedociens,
celui-ci achemina les pèlerins empruntant la vallée
du Rhône et les Transalpins.
Dans l'autre sens, elle est aussi celle qui mène
à Rome.
Le second chemin, appelé chemin du Puy en Velay,
passe par Sainte Foy de Conques et Saint Pierre
de Moissac. Il accueillait initialement Bourguignons
et Teutons.
Une autre route partait de Sainte Marie de Vézelay,
Saint Léonard en Limousin et la ville de Périgueux.
Une autre traversait Saint Martin de Tours, Saint
Hilaire de Poitiers, Saint Jean d'Angely, Saint
Eutropes de Saintes et la ville de Bordeaux.
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Les chemins
du Puy, de Vézelay et de Tours se réunissent à Ostabat
et après avoir franchi le col de Cize, ils rejoignent
à Puente la Reina, en Espagne, le chemin d'Arles
qui a franchit les Pyrénées par le col du Somport.
De là, un seul chemin conduit à Saint Jacques.
A ces quatre chemins s'ajoutent les voies d'accès
à ces grands axes, en provenance des pays voisins
de la France et même de plus loin…, sans oublier
les voies secondaires telles que le chemin
maritime longeant la côte Atlantique que préféraient
souvent les Anglais. |
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